Ma vie à Mayotte, à base de fautes d'ortographes et de blagues minables.
RDV à 8 heures avec Sylvain Black* pour aller faire des emplettes à Mananajary avant d’embarquer pour 3 jours de croisière sur le canal des Pangalanes, qui nous emmènera jusqu’à Mahanoro.
*non ce n’est pas une blague, et non, aucun rapport avec Mr Sylvain Cau.
Pendant ces 3 jours, nous allons découvrir l’expression mahoraise ”mora-mora” (doucement-doucement) qui prend vraiment tout son sens sur le canal.
Nous faisons connaissance avec les 3 autres personnes de l’équipage : François le commandant et ses 2 sbires qui pilotent le bateau et font la cuisine pendant le voyage (Hé oui, c’est l’équipage minimum pour 2 gros pachas comme nous). Nous découvrons le vieux bateau en bois qui va nous servir de yacht pendant 3 jours :
On visite des petits villages magnifiques coupés de toute civilisation, où l’on débarque en véritable stars. Ici les Vazaha (blancs) sont rares, et notre arrivée est considéré comme L’EVENEMENT de l’année (Il ne manque que le tapis rouge). On se retrouve avec des hordes d’enfants autour de nous, nous réclamant… des photos !! On est presque étonné de ne pas se voir réclamer des stylos et des bonbons…
En fait une croyance malgache dit que les âmes voyagent avec les photos… et surtout les enfants adorent se regarder sur les photos.
Quand je vous disais qu’on débarque comme des stars : l’équipage refuse qu’on mette les pieds dans l’eau .
(J’avoue que ce coté “colon blanc” nous gêne au départ, mais ca leur fait tellement plaisir qu’on se laisse faire)
Par contre, elle a vraiment un look particulier “la star” :
(Explication : le chapeau car c’est un cadeau, le manteau parce qu’il fait encore un peu frais, le paréo parce que c’est l’habit traditionnel et c’est mieux pour aller dans les villages, et les lunettes de soleil parce que….cf plus loin)
L’accueil est incroyable. J’ai jamais vu des gens aussi accueillants. Ils nous font visiter le village de fond en comble. On découvre ainsi les coutumes locales des villages traditionnels malgaches.
La rencontre avec notre premier village reste mémorable puisque la moitié du village s’était regroupé pour nous vendre des conneries de l’artisanat local. Je commence a negocier le prix d’une petite barque en bois de rose (car il faut toujours negocier) Le chef du village me dit 5000. Je reponds “Ok pour 3000 Ariary” (A savoir que 3000 Ariary = 1euros). Et la, explosion de joie et de rire dans le groupe. Je demande au chef pourquoi cette joie soudaine. Il m’explique qu’en fait il parlait en Francs Malgache (5000 Francs Malgache = 1000 Ariary). En gros, je me suis fait entuber. N’étant pas mauvais joueur (et pas à 1 euros pret), j’en profite pour faire des photos avec tous le monde. Et Aurélie, elle, en profite pour se faire draguer par le chef du village (Cf photo a gauche en dessous). J’aurais du essayer de la negocier, j’en aurais peut être tiré un bon prix, surtout quand on voit la tete de sa femme (Cf photo à droite ci dessous)
On se ballade ainsi de villages en villages… Ils sont tous différents, sauvages, propres et magnifiques.
Francois (le commandant) nous invite même dans sa famille, où là aussi on est reçu comme des rois. Aurélie se voit même offrir un petit sac en osier en cadeau de bienvenue, ce qui rajoute une couche à son look hors du commun…
Entre les visites, on profite du paysage, et on observe l’activité des malgaches entièrement tournée autour du canal : pèche, rizière, transport et même douche en pleine air (Hihihi, y a des filles toutes nues, hihihi) :
Et surtout on mange bien. Les malgaches sont très doués en gastronomie, et je vois déjà mes kilos perdus revenir au grand galop.
On en profite pour apprendre quelques plats traditionnels, notamment la salade de coco (je suis devenu un expert depuis)
Benben, je t’arrêtes tout de suite : sur la photo, je suis en train de râper une noix de coco. Et c’est tout.
Avant de préparer le bivouak (ou plutôt, avant qu’ils nous préparent le bivouac), boulot oblige, on s’arrête visiter un dispensaire.
Le dispensaire est simple a trouver, c’est le seul bâtiment en dur du village.
- la salle de soins - - la pharmacie & guichet- - la salle de consultation -
Après cette journée bien remplie, il est temps d’aller se coucher…
Si vous êtes attentifs, vous aurez remarqué qu’Aurélie porte encore ses lunettes de soleil. Et de nuit en plus.
C’est le moment de la 2ème Anecdote !
Au moment de préparer le départ, Mlle Aurélie, après avoir lu sur les forums qu’il y avait du vol à Mada, décida de ne point prendre ses lunettes Prada de vue pour voyager, mais de ne prendre que ses lentilles de contacts. La traitant de parano, et la forçant un peu, j’arrive a la convaincre de prendre au moins ses lunettes de soleil adaptées à sa vue.
3 jours plus tard, Mlle Aurélie ressent comme une gène au niveau de l’œil, lui rappelant vaguement son ulcère de cornée de l’hiver dernier (l’ulcère de cornée, rappelons le est un problème grave qui peux se traduire tout simplement par une perforation de l’œil et donc la perte de ce dernier). Mlle Aurélie arrête donc de mettre ses lentilles, nous fait acheter de la rifampicine en pharmacie dans un petit village de Mada (en croisant les doigt pour que ca ne soit pas une contrefaçon), et se condamne à porter ses lunettes de soleil matin et soir, de jour comme de nuit. Ne vous étonnez donc plus de voir constamment Aurélie avec ses lunettes noires sur les photos…
Aurélie est bien une star. Mais plus dans le style Gilbert Montagné que Monica Bellucci.